Voici quelques liens intéressants qui donnent des pistes sur le sujets de femmes combattantes dans l'histoire.
Un premier, en anglais, qui fait la liste de femmes combattantes avérées et de leur statut de l'antiquité à nos jours (à noter qu'il oublie l'essentielle Alienor d'Aquitaine !).
http://www.lothene.demon.co.uk/others/women.html
Cette étude montre le conditionnement et le processus d'intégration de la femme guerrière dans les âges anciens.
http://www.erudit.org/revue/haf/1999/v53/n2/005446ar.pdf
Ce lien nous propose une étude très intéressante sur les amazones, qui, plus qu'un légende, ont existé et prouvé la capacité des femmes au combat.
http://bcs.fltr.ucl.ac.be/FE/11/AMAZ/Amazones.htm
Cette étude sérieuse et très prometteuse, d'une excellente troupe de reconstitution qui place la femme à égalité avec l'homme en terme de combat, à lire et à mettre en favoris, donc.
http://www.montjoie.org/Divers%20projets%20et%20partenariat/Femmes/femmes.htm
Combattivement vôtre ...
Vendredi 24 novembre 2006
On le voit dans l'actualité, tout le monde semble d'accord sur un point : les femmes ont une vision plus raisonnable du monde. Celà vaut aussi pour la guerre. En effet, on peut sans aucun doute affirmer qu'elles en ont une vision plus humaine, maternelle et bien moins violente. Pour preuve, le taï chi, art martial à l'origine féminin, hérité des peuples steppiques comme le dit le professeur oliagov de l'Institut d'Etudes Slaves et Mongol de Kaliningrad. Le combat féminin est, de fait, plus beau et moins violent et par là même plus à même de réaliser des chorégraphies de combat à haute valeur esthétique au sein des troupes moyennâgeuses.
Se pose alors la question des combats libres, où les hommes rétorqueront du haut de leur superbe "Haha ! C'est pas la place des greluches !" Ce que ces pseudo-guerriers qui se réalisent dans leur grosse épée, oublient de dire, c'est que les filles sont souvent bien meilleures élèves qu'eux. Car elles ne cherchent pas à prouver leur virilité et pour cause ! Et peuvent donc se consacrer à une technique plus pure. Elles sont d'ailleurs souvent bien meilleures élèves. Il n'y a qu'à voir chez les américains où les femmes remportent beaucoup de duels.
C'est la raison pour laquelle j'ai créé ce blog, pour mes compagnones où j'espère réunir toutes les filles qui comme moi en ont marre d'être reléguées à la vaisselle ou la broderie parce que "c'est histo", alors que Jeanne d'Arc, Aliénor d'Aquitaine et Mathilde de Toscane prouvent s'il en était besoin toutes les capacités guerrières et tactiques qui peuvent être déployées opportunément au sein des affrontements pour remporter la victoire efficacement, même si ce ne sont "que des femmes" pour ces messieurs.
C'est pourquoi un minimum de règles (5 dans un premier temps) doivent se développer au seins de troupes pour assurer un minimum d'aglité entre les sexes :
- Premièrement, pas de domaine réservé combat ou cuisine (ou broderie, c'est pareil) selon le sexe.
- deuxièmement, la possibilité de combats mixtes.
- troisièmement, insister pour acheter autant de matériel de combat adapté aux femmes qu'aux hommes.
- quatrièmement, refuser les rôles de potiche, ou alors, plus malin, demander à les répartir à égalité avec les hommes.
- cinquièmement, le droit à porter un costume comme les hommes.
N'hésitez pas à vous réunir dans vos régions, entre associations, femmes d'association (voire même avec les responsables par exemple) pour en discuter. Je serai toujours là pour vous soutenir et propager la bonen parole.
Combattivement vôtre ...
Dimanche 12 novembre 2006
Dès l'antiquité, certaines sociétés donnent une importance religieuse aux femmes, leur conçédant des pouvoirs divins. Ainsi, il n'est pas étonnant de les voir prendre une place importante au milieu des guerriers. Dans certaines civilisation certaines armes étaient même réservées aux seules femmes ! Les femmes combattantes Sarmates et Scythes ont marqué les esprits des Grecs, amenant la légende des Amazones. En plus, les femmes pictes étaient connues pour être de très bonnes archères. Il parait évident que les femmes ont combattu commes personnalités à part entière à forte connotation ésotérique.
Dans l'Antiquité, les Grecs créèrent le mythe des Amazones, qui semble trouver son origine chez les cavalières-archères de la noblesse scythe des steppes de l'Ukraine actuelle. De même, de nombreux monarques de l'Inde ancienne auraient possédé une garde personnelle féminine, en particulier Chandragupta Maurya. Cet emploi des femmes dans la garde rapprochée de souverains ou de chefs d'Etat se retrouvera d'ailleurs chez le roi Béhanzin du Dahomey, en lutte contre la colonisation française à la fin du XIXe siècle, puis chez le colonel Kadhafi ! Chez les Celtes, on recense plusieurs reines druidesses dont le rôle politique aurait fait de véritables chefs de guerre, ainsi de la célèbre Boadicée, qui mena une révolte contre les Romains en Bretagne (actuelle Angleterre), au Ier siècle de notre ère. Cette importance des fonctions politico-stratégiques des femmes chez les peuples celtes donnera d'ailleurs naissance au personnage de la redoutable Lady Macbeth, qu'immortalisera Shakespeare. Et des exemples comparables peuvent être trouvés chez les peuples germaniques et dans leurs mythologies ; souvenons-nous des célèbres et non moins redoutables Walkyries, immortalisées, quant à elles, par Wagner.
En ce qui concerne le Moyen Age, tout le monde connaît Jeanne Hachette, et surtout Jeanne d'Arc.
Par Laurent Henninger, chargé de mission au Centre d'études d'histoire de la défense
Au moyen-age,leur participation aux combats correspond en grande majorité au même principe. Ainsi, on les retrouves lors des sièges, lors de guerres de libération et d'indépendance, ou à la tête de troupes en tant que chatelaines.On les retrouve à se battre pour une cause, qu'elle soit la défense d'une ville, d'une nation, d'un honneur ou d'un titre. Ainsi, des femmes combattantes sont présentes à titre individuel ou en régiment complet, sur une bataille ou une campagne complète.
Dimanche 12 novembre 2006
De prime abord, je répondrai : Pourquoi pas !
Il semble quand même évident qu'aujourd'hui, au XXIème siècle, dans notre pays, que les femmes ont le droit de de s'habiller comme elles l'entendent, d'avoir les activités qui leur plaisent sans avoir à rendre de compte.
Et pourtant il reste encore des bastions où les hommes semblent vouloir garder leur petits privilèges en avançant des arguments plus que douteux !
Il en est ainsi pour la reconstitution historique (médiévale en tous cas, car c'est celle que je connais un peu) où les femmes, par soucis d'historicité doivent restées cantonnées à faire la cuisine, la vaisselle, à s'ocuper des enfants et si vraiment elles veulent plus, à s'adonner à des travaux de couture, telles nos grands-mères.
Les hommes eux, quel qu'ils soient peuvent se faire plaisir en accédant par le statut supérieur que leur confère leur sexe à toutes les activités qu'ils désirent, sans se poser la question de leur propre légitimité.
Selon eux, les femmes ne doivent donc pas combattre ! Nous verront par la suite qu'il existe de nombreux exemples historiques qui attestent du contraire, mais qu'en plus les représentations de femmes combattantes sont nombreuses.
Tous les arguments y passent : du statut prétendu de la femme dans une époque bien moins obscurantiste qu'ils veulent bien le croire (ou le faire croire), à la sur-représentation de cas exceptionnels, à la prétendue faiblesse physique des femmes qui les empècheraient de porter armes et armures ...
Les haros lancés sur les femmes guerrières est non seulement une atteinte flagrante aux libertés individuelles et à l'égalité des sexes, mais aussi une abherration historique !
Pire, les discours de ses hommes sont en outre, ponctués d'assurance de leur caractère égalitaires et de phrases du type : "Dieu sait que je ne suis pas sexiste." alors que le discours a de bon vieux relents de machisme. C'est à se demander si leur frustration quotidienne, dans leur ménage et à leur travail les incite à se déchainer sur les femmes dans leur loisir !
Voilà pourquoi j'ai décidé de créer ce blog, pour faire entendre celles qui, dans un soucis à la fois d'autenticité et d'égalité, désirent profiter pleinement de la reconstitution médiévale et de tous ses aspects.